03 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

recit B

La famille Pierra vient de déménager à Paris. Georges, le père, est passionné par tout ce qui concerne les sciences. Il s’occupe du mieux qu’il peut de sa femme, Elisabeth, atteinte d’une maladie très rare pour laquelle personne ne connaît encore de traitement. Il est vétérinaire et a deux enfants, des jumeaux qui s’appellent Maxime (surnommé Max) et Léa. Ils sont très curieux et posent plein de questions. Ils adorent faire des expériences avec leur père mais depuis quelques temps, il n’a plus beaucoup de temps pour eux. A cause de sa maladie, Elisabeth ne peut ni s’occuper des enfants ni faire le ménage. Sa sœur, Elodie, a accepté de venir les aider. Elle vient faire le ménage et préparer le petit déjeuner des jumeaux tous les matins. Elle se pose des questions et soupçonne George de leur cacher des choses. En effet, il lui est formellement interdit de pénétrer dans la cave. Quelques jours après l’emménagement, Max et Léa réclament à leur père un carton contenant des jouets. Il a dû être porté par erreur à la cave, là où Georges range ses affaires. Leur père leur donne un carton mais ce n’est pas le bon. Les enfants découvrent des produits chimiques, des chiffres et des noms d’animaux.Les enfants très curieux décident de fouiller de fond en comble le carton, ils y trouvent un produit médical sur lequel est inscrit « Artoo ».

- « Pourquoi ne pas demander à papa ? » Leur père donne cette explication : « c’est un produit pour soigner votre maman, il faut que je le teste » Le soir venu, le père décide de récupérer le carton mais il a disparu. Sa femme est de plus en plus fatiguée et décide de se coucher plus tôt. Quand le mari va la rejoindre, il se rend compte qu’elle ne respire plus. Il s’écroule. « Ma femme est morte ».

Les enfants entendent leur père crier « MA FEMME EST MORTE !!!! »

Ils décident d’aller le voir…Ils entrouvrent la porte de la chambre … avec la peur au ventre terrorisés par ce qu’ils vont découvrir…Ils regardent leur père effondré et en pleurs .           Max et Léa rentrent dans la chambre sur la pointe des pieds … Ils se demandent ce qu’il se passe ! Leur père les entend s’approcher de lui…Triste, il leur explique … Leur mère est morte … Les enfants se mettent à pleurer … Ils partent se consoler dans leur chambre.     Leur père décide d’appeler les pompiers… A leur arrivée, ils la transportent à l’hôpital.

Un peu plus tard, après avoir réfléchi, il décide de mener l’enquête. Il a deux pistes : soit Max et Léa … ils auraient pu donner le produit à leur mère … soit Elodie qui aurait pu descendre à la cave ou nous entendre parler du médicament nommé « Artoo ».

Il leur demande « Avez-vous vu quelqu’un partir à la cave ? »                                            « Non papa … on n’a rien vu mais on a entendu des bruits étranges à la cave…» lui répondent les enfants.

 

Peu après, les pompiers ayant trouvé la mort suspecte, Georges reçut un appel de l’hôpital Saint Médoc…

-         « Monsieur Pierra ?

-         Tout à fait…

-         L’hôpital Saint Médoc…il faut que vous veniez immédiatement, c’est au sujet de votre femme…

-         Oooouuuiii… c’est pourquoi ???… enfin, j’veux dire que…

-         Je n’peux rien vous dire Monsieur, le docteur Voykler vous attend. Présentez-vous à l’accueil. »

 

Georges s’empressa d’appeler sa belle sœur Élodie pour garder les enfants et se rendit immédiatement à l’hôpital.

Un infirmier lui demanda de le suivre. Ils descendirent des escaliers de béton nu, poussiéreux puis ils traversèrent un labyrinthe de couloirs de plus en plus étroits, mal éclairés, vétustes à faire peur. Au bout d’un couloir, on l’attendait…

-         « Docteur Voykler, médecin légiste… Voilà, j’irai droit au but. J’ai des doutes sur le décès de Madame Pierra…sa mort ne nous paraît pas naturelle…Pouvez-vous me donner des renseignements sur ses antécédents médicaux…Nous n’avons aucune fiche ni dossiers médicaux disponibles la concernant… »

 

Georges expliqua que, pour les dossiers c’était normal car ils venaient juste d’emménager… qu’ils habitaient auparavant dans la région de Grenoble et que le docteur pouvait appeler l’hôpital Saint Konserv qui possédait son dossier médical.

Le docteur répondit qu’il lui était impossible d’accorder le permis d’inhumer et qu’il devait procéder à une autopsie afin de recueillir de plus amples renseignements sur les causes du décès.

Georges lui avoua que la mort de sa femme lui paraissait aussi subite qu’inattendue ou tout au moins pas dans d’aussi rapides délais…

 

Environ une semaine après, un nouvel appel de l’hôpital…c’est le docteur Voykler qui lui annonce les premiers résultats de l’autopsie…

-         « Monsieur Pierra ???… votre femme aurait ingéré un produit toxique qui aurait occasionné sa mort mais à ce stade nous n’avons encore pu déterminer la nature du produit…

-         Je sais lequel Docteur…c’est le médicament Artoo que j’étais censé tester en laboratoire pour soigner ma femme…

-         … une enquête policière doit donc être menée avant que le corps de votre femme vous soit rendu…et ce, dès demain… »

 

Georges avait tout expliqué dans les moindres détails…Les confidences de Georges émurent le docteur Voykler. Il avait confiance en Georges mais il fallait tirer l’affaire au clair et dès le début de l’après-midi, il appela son ami l’inspecteur Délikat…

De retour à la maison, Georges prévint Élodie et ses enfants de la venue de la police… et qu’il  n’y avait pas lieu de s’inquiéter et que… c’était juste pour éclaircir les circonstances du décès de leur sœur et maman…

Le lendemain matin, dès la première heure, l’inspecteur de police, son adjoint et une psychologue arrivèrent au domicile des Pierra. Georges était dans « sa cave », Élodie dans la cuisine servant le petit déjeuner à ses neveux.

 

Après une brève présentation, la psychologue se retira dans le bureau de Georges avec les jumeaux, l’adjoint alla rejoindre Georges à la cave et l’inspecteur avec Élodie dans la cuisine…

 

L’adjoint Ratoo et Georges

Georges était en train de ranger   »sa cave »…

-         « Bonjour Monsieur Pierra, je suis l’inspecteur Ratoo, l’adjoint de l’inspecteur Délikat

-         Bonjour Monsieur l’inspecteur…je suis justement en recherche de cette fameuse caisse qui contenait le produit qui aurait…qui aurait…

Georges s’écroula sur une pile de livres…il n’en pouvait plus mais voulait connaître la vérité…

Ratoo savait qu’il avait affaire à quelqu’un d’honnête ; il était convaincu de l’innocence de Georges mais il fallait mener l’enquête…

L’inspecteur et Georges fouillèrent dans tous les recoins mais leur recherche fut vaine…

-         Et si on allait voir dans la chambre des petits ?

-         Pourquoi pas rétorqua Georges…je n’y avais pas pensé !!! »

 

L’inspecteur Délikat et Élodie

-         « Vous êtes donc la sœur de Madame Pierra

-         Oooouuuiii…  Inspecteur

-         Vous venez tous les matins donner le petit déjeuner aux enfants et faire un peu de ménage…

-         Oui, c’est ça Monsieur…euh…Inspecteur

-         Monsieur me convient tout à fait ! Où étiez-vous quand votre beau-frère a constaté le décès de votre sœur ?

-         Chez moi !

-         Que faisiez-vous ?

-         Je regardais la télé…

-         Pourriez-vous me donner des indices qui pourraient faire avancer l’enquête ? »

Élodie expliqua qu’elle trouvait son beau-frère bizarre depuis quelque temps…qu’elle avait l’impression qu’il lui cachait des choses…qu’elle n’avait pas le droit d’aller à la cave…

 

La psychologue et les enfants

-         « Bonjour les enfants, je suis Madame Doucette

-         Bonjour Madame

-         Vous êtes Maxime dit Max et Léa…c’est ça ?

C’est la pipelette de Léa qui répond…

-         Oooouuuiii… Madame mais comment connaissez-vous nos prénoms ?

-         Ah… c’est mon petit doigt qui me l’a dit !

-         Vous avez sept ans… c’est ça ?

-         Oh oui Madame et… on a même l’âge de raison !

-         Et c’est donc pour cela que je viens vous interroger… afin que l’on comprenne vous et moi ce qui est arrivé à votre maman…

-         Elle est morte Mad…

-         Oui je sais…c’est pour cette raison que je suis là !… Nous allons essayer de…

-         C’est votre petit doigt qui vous l’a dit ??? Vous savez Madame, on n’a rien fait de mal…

-         Où étiez-vous le jour où…où

-         Où maman est morte…on était dans notre chambre en train de jouer à la game-boy quand on a entendu hurler papa…

Un long silence respectueux s’installa…

-         Qu’aviez-vous fait dans la journée ?

-         Ton petit doigt ne l’a pas dit ??? Nous sommes allés à l’école et le soir, en rentrant nous sommes allés embrasser notre maman. Puis nous lui avons montré…

A ce moment là intervient Max…

-         Tais-toi Léa !!!

-         Pourquoi doit-elle se taire Max… ???

-         Pooouuurrr  rrriiieeennn…on n’a rien fait de mal Mad…

Reprise de Léa…

-         On a montré à maman le médicament qui était dans la caisse… elle était contente et elle a voulu le garder sous son lit… elle nous a dit qu’il allait lui porter chance… alors on lui a laissé

-         Attendez une minute les enfants…j’arrive…

La psychologue rejoignit les inspecteurs, Georges et Élodie qui se trouvaient dans la cuisine…

-         Je crois que l’enquête est terminée leur dit-elle…

-         On a trouvé la caisse dans la chambre des petits… sous le lit… et dans la chambre des parents également sous le lit…le…le !!! ajouta Ratoo…

-         Le médicament…s’empressa de dire Doucette…

 

Ils avaient tous compris : N’en pouvant plus, Madame Pierra aurait voulu essayer le médicament… Etait-ce un suicide ???… Nul ne le saura jamais !!!

Madame Doucette rassura les enfants en leur précisant que leur maman était très fatiguée, que maintenant elle était au ciel et qu’elle veillait sur eux…

Son petit doigt lui avait dit…L’enquête était terminée… La famille allait pouvoir reprendre une vie normale sans leur mère. Elodie prit un appartement en face de la maison des Pierra. Georges lui avait demandé de venir plus souvent garder les enfants. Pendant ce temps, Georges faisait des essais dans son cabinet de vétérinaire. Pour la mémoire de sa femme, il avait décidé de trouver un traitement pour cette maladie très rare.

 

Titre: Le mauvais carton

 

 

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