03 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

recit c

Drame à la Bibliothèque

Aujourd’hui, c’est vendredi soir, il y a beaucoup de monde à la bibliothèque. Rosalie travaille ici depuis dix ans maintenant, elle connaît presque tout le monde. Hugo, Clément et Capucine, des élèves de CM2, sont là. Ils travaillent sur l’exposé qu’ils doivent prochainement présenter en classe. Ils ont choisi le Canada, car Capucine y va tous les deux ans avec sa famille pour rendre visite à ses grands-parents. Rosalie les guide dans leurs recherches et leur rapporte les livres dont ils ont besoin. De leur côté, Philippe et Isabelle, un couple d’une trentaine d’années, attendent à l’accueil afin de rendre des livres. Rosalie va à leur rencontre. Malgré le monde, tout est calme. Tout à coup, deux hommes rentrent et se dirigent vers le fond de la bibliothèque. Hugo, qui n’est pas très intéressé par le Canada, les observe. Un détail le frappe, un des deux hommes a une valise à la main.

Dès qu’elle voit les deux hommes, Rosalie les rejoint. Hugo les suit pour voir ce qu’il se passe mais arrive trop tard. Rosalie referme une porte à clé et les deux hommes s’en vont. Elle accroche ensuite une affiche à l’accueil indiquant qu’une exposition concernant un livre rare aura lieu la semaine suivante. Il est bientôt 18 heures, la bibliothèque va fermer. Capucine, Clément et Hugo se dépêchent de ramasser leurs affaires et rentrent chez eux. Rosalie est prête à partir également quand elle entend un bruit. Elle se décide à faire le tour de la bibliothèque pour vérifier qu’il n’y a plus personne. Le lendemain, les trois amis se rejoignent pour aller à l’école et décident de retourner rapidement à la bibliothèque : Capucine s’est rendue compte qu’ils avaient oublié une partie de leur exposé. Rosalie l’a certainement trouvée. La bibliothèque ne devrait ouvrir que dans quelques minutes mais la porte est grande ouverte. Ils entrent, la bibliothèque semble déserte. Les garçons cherchent Rosalie et finissent par la trouver allongée par terre, morte, au fond de la bibliothèque. Terrifiés, ils courent dehors et demandent à quelqu’un d’appeler la police. Une fois arrivés, les policiers interrogent les enfants et inspectent la bibliothèque : le livre rare a disparu et une pile de livres est tombée par terre.

 - »Où est le cadavre ? 

- Là-bas au fond de la bibliothèque,répondent les enfants ».

L’inspecteur se dirige vers le fond et reste stupéfait de découvrir le corps de cette jeune fille. 

-Vous la connaissez ? 

- Oui bien sûr , elle travaille ici à l’accueil . C’est elle qui ferme la bibliothèque.

-Comment s’appelle-t-elle ?

-Rosalie.

-Quand êtes vous venus pour la dernière fois ?

-Hier soir pour finir un exposé.Nous sommes revenus ce matin car nous en avions oublié une partie.

-Avez vous vu quelqu’un de suspect hier soir ?

Hugo prend la parole spontanément :

-Oui ils étaient deux. Je les ai suivis. Il faisait noir mais il y en avait un qui était de grande taille , plutôt maigre et l’autre assez baraqué.  

-D’accord. Que peux-tu ajouter?

-Ils avaient aussi une valise à main.

-Pourquoi donc une valise?

-Je crois qu’ils y cachaient le livre rare. 

-Quel livre rare?

- Le livre dans lequel sont répertoriés les plus chers tableaux au monde.

- Les voleurs auraient été intéressés par des oeuvres d’art ! Très intéressant, je vais privilégier cette piste , me renseigner si des vols ont eu lieu dans les grandes villes et une fois retrouvés , je les interrogerai pour connaître la vérité sur le meurtre de Rosalie. Je vous rappelle dès que j’ai du nouveau. »

Avant de partir, l’inspecteur prend le numéro de téléphone des enfants et leur demande d’aller inspecter les caméras de surveillance avec lui. Elles sont situées au fond de la bibliothèque.

Ils ne remarquent rien de spécial sur les vidéos : tout est calme … Mais ils reconnaissent le couple d’une trentaine d’années : un homme et une femme venus rendre un livre, au moment où Rosalie venait d’accrocher une affiche sur une exposition d’un livre rare …

Une fois les caméras visionnées, les enfants quittent les lieux.

L’accès de la bibliothèque est interdite au public. La police scientifique arrive et entame des fouilles approfondies de chaque pièce…

Des indices supplémentaires ont été retrouvés : deux cartes de bibliothèque se trouvaient près de Rosalie… Mais les photos ne sont pas ressemblantes au couple…Différentes choses sont notées : nom, prénom, âge et adresse … avec un point commun : l’adresse est identique !

Les policiers transmettent les informations à l’inspecteur qui se rend à l’adresse même indiquée sur les cartes …

 

- « Curiositas !!!… beaucoup de choses incohérentes dans cette affaire…

 Bon Dieu mais c’est bien sûr… » Notre inspecteur marmonnait sur la route…

A chaque fois qu’il venait de comprendre qui était le criminel ou qu’il donnait la conclusion de l’enquête, il reprenait la  phrase célèbre de l’inspecteur Bourrel dans les cinq dernières minutes…

Il donna un grand coup de coude à son adjoint l’inspecteur Du Puits qui conduisait la simca 1000…

- « Du Puits… Une carte de bibliothèque est valable un an à partir de la date d’inscription… Celles que l’on a retrouvées près de la victime datent de septembre 2010… elles sont donc périmées depuis plus de 5 ans… Qu’en penses-tu, Du Puits ??? »

Du Puits ne répondait pas…il lui était impossible de penser…il venait d’encaisser un coup qui lui avait coupé le souffle…C’était toujours comme ça avec son inspecteur mais il ne s’y habituait jamais…C’est qu’il avait de la force Notre inspecteur !!!…

Ils arrivèrent à l’adresse indiquée mais les occupants n’étaient pas les propriétaires des cartes… Primo les photos ne correspondaient pas, secundo ces derniers  reconnaissaient les anciens locataires qui étaient décédés dans un accident de voiture, tertio ils justifièrent de leur présence depuis quelques années dans cette maison, quarto ces derniers apportèrent des preuves de leur innocence dans cette affaire…

- « Retour à la case départ s’exclama Du Puits sur la route du retour…

- Mais non mais non…tout va bien Du Puits… Direction la bibliothèque ! »

Du Puits exécuta…il savait qu’il ne fallait pas contrarier Notre inspecteur. Arrivés devant la bibliothèque, Notre inspecteur sortit rapidement de la simca 1000 dont le moteur tournait encore, pénétra avec violence dans la bibliothèque, se dirigea tout droit au fond de celle-ci et vérifia ses doutes : aucune caméra de surveillance n’était installée à cet endroit !!!

De retour au commissariat, après avoir consulté le dossier du STIC  qui renseigne sur les personnes incriminées dans des vols, des crimes…et là Bingo !!!…il reconnut 2 hommes qui ressemblaient  à la description qu’Hugo lui avait faite : « un homme de grande taille plutôt maigre et un autre baraqué »…Aussitôt, celui-ci appela au domicile des parents du jeune garçon et après s’être entretenu avec eux, leur demanda de se rendre au commissariat avec leur fils dans les plus brefs délais.

Hugo reconnut avec certitude la silhouette des hommes qui avaient été interpellés suite à une altercation pour un contrôle d’identité. Les policiers avaient découvert une valise qui leur parût suspecte : elle contenait un livre dans lequel étaient répertoriés les plus chers tableaux du monde. Pris sur le vif, les protagonistes avouèrent leur crime très facilement.

Ils expliquèrent que Rosalie leur avait remis le livre, que tous trois devaient se partager le fruit de leur récolte. Mais après réflexion, elle s’était rétractée et leur avait donné rendez-vous à la bibliothèque. Ils essayèrent de discuter avec elle pour la dissuader, puis se disputèrent violemment et dans la bagarre, elle tomba lourdement sur le côté. Elle heurta violemment sa tête sur un rayonnage et fit tomber une pile de livres…Apeurés, ils s’enfuirent.

Notre inspecteur leur mit les menottes. Les gredins furent placés immédiatement en garde à vue.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Recitspoliciersrose |
recitspoliciersvert |
Recitspoliciersviolets |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Histoiredecrire63
| Minute-Culture
| La Minute-Culture